|
Texte de Manu Morel
- Copyright Kitesurf Mag Juillet aout 2005
Avec ses paysages de carte postale et ses magnifiques lagons, Saint-Martin
est une invitation au kite, mais aussi au farniente et à la fête.
Pendant deux semaines, notre trio de choc (Morelo El Surfador, Daphnée
Laliberté et Harold Quinquis) va tenter de découvrir cette île
de jour comme de nuit. Le moins que l’on puisse dire, c’est que
cette aventure ne sera pas de tout repos…
A travers le hublot, juste en dessous, je vois l’eau turquoise du lagon,
les gens sur la plage, le restaurant où les touristes attendent les
avions pour la traditionnelle photo de l’atterrissage. L’arrivée
sur l’île de Saint-Martin est assez exceptionnelle. Juste avant
d’atterrir, on passe à une vingtaine de mètres au-dessus
de la plage. Cette fois, j’y suis, sur l’île de toutes les
stars et grosses fortunes de la planète se retrouvent. Les yachts sont
plus hallucinants les uns que les autres. C’est à celui qui aura
le plus gros…pour le jour de l’an, il paraît que l’aéroport
de Juliana a du mal à accueillir tous les jets privés. Dans
le ciel, c’est un véritable défilé d’avions
à quelques millions de dollars. Sur les hauteurs de l’île
ou directement sur les plages, les stars du show-biz se font dorer la pilule
dans leurs somptueuses villas
Nos stars bien à nous
A terre, je retrouve la belle Daphnée Laliberté tout droit débarquée
du paradis de la Rep. Dom., ainsi qu’Harold Quinquis venu en voisin
de la Martinique. Notre mission : explorer l’île dans ses moindres
recoins pour vous ramener un maximum d’infos et de belles images. Tout
un programme ! L’équipe du Club Nathalie Simon va être
d’une aide précieuse : Manu, Cécile, Antoine et Ben vont
se donner corps et âmes pour nous faire découvrir le meilleur
de Saint-Martin.
Le tour de l’île
L’île doit faire une quarantaine de kilomètres de circonférence.
La côte est assez découpée, les plages de sable blanc
sont surplombées par de petites montagnes. Le climat est sec et la
végétation se raréfie au fur et à mesure que l’on
monte sur les hauteurs. En voiture, il faut au moins trois heures pour faire
le tour de l’île, mais ça en vaut la peine. Les paysages
sont superbes et les gens très sympas. Saint-Martin est coupée
en deux : d’un côté la partie française, de l’autre,
la partie hollandaise. La frontière est quasi imperceptible, on passe
d’un pays à l’autre sans même s’en apercevoir.
Le côté français allie confort et élégance
dans une atmosphère très relax. Côté hollandais,
l’ambiance est un peu plus commerciale avec le port de Phillipsburg
et ses boutiques de photo, vidéo, télé. Tout ça
en duty free, à des tarifs défiant toute concurrence. Tous les
jours, les bateaux de croisière déversent leurs flots de touristes
(entre 2 000 et 4 000 par bateau et jusqu’à 7 bateaux par jour…).
C’est aussi côté hollandais que l’on trouve les lieux
où passer les nuits chaudes qui peuvent finir très tard ou tôt
le matin, au choix…petit conseil, méfiez-vous du rhum, il est
bon mais fort.
Attendre, attendre et encore attendre
Il ne nous manque qu’une seule chose pour que tout soit parfait. Nous
avons des plages superbes, une eau turquoise, de bons riders, une équipe
au top, un excellent photographe, des paysages hallucinants…mais malheureusement,
l’alizé a du mal à se mettre en place. Chaque jour, le
même rituel s’installe : on passe notre temps sur l’ordi
à checker la météo, parfois jusqu’à 10 fois
dans la journée. On reprend les prévisions pour voir si elles
n’ont pas changé et si un petit vent ne va pas se mettre en place.
A chaque fois, un petit espoir s’installe et Manu du CNS nous laisse
espérer une petite heure de nav’ dans la journée. Normalement,
Saint-Martin bénéficie d’un régime d’alizé.
Le vent souffle généralement le matin et en fin de journée
entre 12 et 20 nœuds. Les alizés fonctionnent de mi-novembre à
fin avril, mais l’île est ventée toute l’année.
C’est au mois de juin et juillet que le vent est le meilleur point de
vue force et régularité. Au niveau du matos, il faut généralement
sortir les grosses ailes. Mais cet hiver, le vent s’est fait très
capricieux dans toutes les Caraïbes. De la Rep. Dom. A la Martinique,
le régime des alizés a été très perturbé.
Ici, le vent est bien moins fort que chez les voisins de république
Dominicaine, mais, gros avantage, les spots sont loin d’être surpeuplés.
Pour les locaux, une dizaine d’ailes sur l’eau et c’est
une journée faste. Il nous tarde de pouvoir enfin naviguer sue ces
lagons d’un bleu turquoise tout à fait incroyable. Le CNS se
trouve sur l’un des plus beau spots de Saint-Martin, la plage de la
baie orientale, qui est aussi la plus grande de l’île. On y retrouve
un petit air de Saint-Tropez. Juste en face, la vue est imprenable sur les
îles de Caye Verte, Pinel, Tintamare et au loin, Saint-Barth.
Fiesta, resto et balade
En l’absence de vent, Manu et Cécile s’occupent très
bien de nous. Le midi, d’un coup de bateau, nous nous retrouvons sur
l’île de Pinel à partager quelques langoustes autour d’une
bouteille de rhum. Le soir, pour ne pas perdre le rythme, nous dégustons
différents rhums arrangés (coco, passion, banane…). Ils
sont vraiment au top et Manu, en fin connaisseur, nous explique comment tout
ça est élaboré. Ici, le rhum est une véritable
culture. Sa dégustation fait partie d’un rite fondamental qui
ne va pas sans une longue initiation. La boisson nationale enivre ceux qui
en abusent, mais rend gais ceux qui en consomment avec modération.
Bien sûr, nous faisons partie de la deuxième catégorie,
du moins en début de soirée. Pour continuer, nous faisons un
tour au Bliss, côté hollandais juste histoire de chauffer un
peu le dance floor, avant de terminer au Platinium. Après avoir commandé
un verre, on comprend vite pourquoi la monnaie est rendue en coupures d’un
dollar. Vous pouvez ensuite glisser les billets sous les fines lanières
des strings qui viennent défiler sous votre nez…
Des filles aux formes généreuses, toutes plus sexy les unes
que les autres, dévoilent leurs charmes. Au bout d’une semaine
de fête, restos et balades autour de l’île, notre ami Harold
doit repartie en Martinique pour une compétition. Il n’aura eu
droit qu’à une petite session d’une demi-heure.
Avec Daphnée, il nous reste encore une bonne semaine avant le départ.
Nous gardons espoir. Le vent va bien finir par retrouver son régime
normal et nous permettre de ramener de bonnes images de nav’. Pour le
moment, j’ai fait un stock d’images de paysages, life style et
grosses teufs.
Happy end à l’américaine
Nous continuons notre visite de l’île avec un tour à l’aéroport
pour voir les avions atterrir juste au-dessus de nos têtes. Le plus
impressionnant est un 747 de Corsair qui passe dans un vacarme hallucinant
à quelques dizaine de mètres. Finalement, comme dans les films
américains, tout se termine bien. Le vent a enfin décidé
de souffler sur le lagon. Les deux derniers jours, nous allons pouvoir finir
notre trip le smile jusqu’au oreilles. Les sessions sont très
matinales, nous sommes prêts à 7 heures du mat. Manu nous emmène
en bateau sur l’île de Caye Verte. Là, nous sommes tranquilles
pour naviguer. Après avoir préparé son matos sur la petite
langue de sable blanc, Daph’ se met à l’eau et enchaîne
les fronts, backs, raileys et autres kiteloops. Les conditions sont vraiment
au top, le spot est rien que pour nous, la lumière est parfaite et
Daphnée est plus motivée que jamais…
Cette fois, nous pouvons prendre l’avion sans stress, et même
si le vent a fait des siennes, tout s’est finalement bien terminé.
Nous avons surtout rencontré des gens super sympas, passionnés,
qui ont investi beaucoup d’énergie pour que notre trip se passe
au mieux. Merci à tous, Manu, Cécile, Antoine, Ben, Thomas et
tous les mordus de kite de l’île.
|